Ecrire sur son vécu : quelles difficultés ?

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On dit que chacun d’entre nous porte un livre en soi. Sa propre histoire, celle vécue par nul autre que soi-même, et que nous sommes par conséquent les mieux placés pour en faire le récit.

Pourtant, même si l’aventure de l’autobiographie a l’air simple car on la connait de l’intérieur, cet exercice regorge de complexité. Il nous oblige à faire face à notre mémoire, avec des souvenirs parfois refoulés, ainsi qu’au regard des autres. Il faut prendre du recul sur soi, être capable de retranscrire une histoire le plus fidèlement possible… Et tout ça à la bonne distance et avec le bon dosage.

Ecrire pour soi : et les autres dans tout ça ?

Il y a aussi une question de responsabilité : on donne notre version subjective d’une tranche de vie, d’un évènement. Les protagonistes directement impliqués (famille, amis, entourage…) vont ils se retrouver dans ce texte écrit depuis notre seul point de vue ?

Dans mon cas, écrire Tata est Partie ainsi que Le Grand Départ a été une véritable thérapie. Poser des mots sur mes souvenirs, ma peine, notre déracinement, le chamboulement de nos vies a eu fonction de catharsis. Certes, ce sont des livres pour enfant, pas des romans de 300 pages. Et pourtant, ils ont été libérateurs et trouveront certainement un écho chez les lecteurs qui s’y retrouveront.

Les histoires vraies, ces récits si différents

Personnellement, j’ai toujours eu un faible pour les autobiographies. Quand un(e) auteur(e) nous offre un accès direct à son monde intime, je me sens privilégiée. On apprend à le connaître page après page, un peu comme on pourrait s’attacher le temps d’un instant à une vieille dame rencontrée à un arrêt de bus.

Dans une histoire vraie, une scène d’émotion a toujours une saveur particulière lorsqu’on sait qu’elle a été réellement vécue… La véracité de ce qui est décrit enveloppe ce qu’on lit d’une autre dimension. Mark Twain, l’auteur de Tom Sawyer, a dit : “la vérité est toujours plus surprenante que la fiction, car la fiction doit coller à ce qui est possible, alors que la vérité, elle, n’y est pas obligée.”

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